Jeunesse, Paix et Sécurité: Un Agenda non-négociable pour la Colombie
Para leer este artículo en español: Juventud, Paz y Seguridad: Una Agenda Incondicional Para Colombia
Garantir une participation inclusive et significative des jeunes - Youth, Peace and Security Consultations for Big Impact est un projet conçu pour amplifier la voix des jeunes et faciliter leur action et leur leadership grâce à des consultations structurées menées par des organisations de jeunesse. Il vise à offrir une perspective alternative sur le potentiel des jeunes en tant que moteurs clés des programmes nationaux et mondiaux de consolidation de la paix et en tant que titulaires de droits qui façonnent les cadres politiques et de gouvernance. La Fundación Latir, basée en Colombie, est l'une des neuf organisations axées sur la jeunesse sélectionnées dans le cadre de la subvention YPS Consultations for Big Impact parrainée par la GIZ. L'organisation a été l'une des pionnières du YPS dans le pays, dirigeant la Coalition colombienne sur la jeunesse, la paix et la sécurité, et a joué un rôle clé dans la promotion de la mise en œuvre du premier plan d'action national sur le YPS en Amérique latine.
Dans cet article, la Fundación Latir réfléchit à l'importance de l'adoption d'un plan d'action national pour la Colombie.
JEUNESSE, PAIX ET SÉCURITÉ : UN PROGRAMME NON NÉGOCIABLE POUR LA COLOMBIE
Il ne peut y avoir de paix ni de sécurité durables sans la jeunesse. Et pourtant, depuis des décennies, ces droits sont refusés, reportés ou soumis à des conditions pour les jeunes.
La paix et la sécurité ne sont pas des concessions ou des faveurs accordées par l'État ; ce sont des droits fondamentaux. Pour les jeunes, ces droits se traduisent par des dimensions clairement identifiables dans les politiques publiques.
La prévention de la violence grâce à un accès effectif à une éducation pertinente, à un travail décent, à des soins de santé complets, y compris en matière de santé mentale, et à des opportunités économiques durables ; une participation significative et contraignante aux processus décisionnels qui affectent nos vies et nos territoires ; une protection complète contre les formes de violence armée, structurelle et symbolique ; la reconnaissance des jeunes comme acteurs stratégiques dans la construction de la paix et de la sécurité, dotés de leadership, d'autonomie et d'influence ; et un soutien institutionnel soutenu pour garantir la mise en œuvre, le suivi et la responsabilité. Ces conditions constituent le fondement qui permettra aux jeunes de se construire un avenir possible sans crainte.
En 2015, la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies a établi un cadre mondial pour le programme « Jeunesse, paix et sécurité » (YPS), reconnaissant les jeunes comme des acteurs clés dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Cependant, dix ans plus tard, les progrès mondiaux restent limités : moins d'une douzaine de pays disposent actuellement de plans d'action nationaux pour mettre en œuvre ce programme.
En Colombie, cette urgence n'est pas abstraite. Depuis des décennies, la violence armée et l'exclusion structurelle touchent de manière disproportionnée les jeunes, limitant leur accès aux droits, aux opportunités et à la participation. L'insécurité des jeunes ne s'explique pas uniquement par la violence directe, mais aussi par des inégalités persistantes qui érodent le tissu social et affaiblissent la démocratie.
Face à cette réalité, la Colombie va de l'avant avec la consolidation du premier Plan d'action national sur la jeunesse, la paix et la sécurité dans les Amériques, créant ainsi un précédent régional. Ce processus a été élaboré à partir de la société civile et des territoires, sous la houlette d'organisations de jeunesse qui œuvrent pour la paix depuis de nombreuses années, même dans des contextes défavorables et sans reconnaissance institutionnelle.
Aujourd'hui, le Plan d'action national est techniquement élaboré. Le défi est désormais politique : sa mise en œuvre effective. Cela nécessite une volonté politique, des allocations budgétaires, une coordination interinstitutionnelle et des mécanismes de suivi participatifs pour garantir la durabilité à long terme. Le Plan doit transcender les cycles politiques et être consolidé en tant que politique d'État.
La paix et la sécurité ne sont pas garanties par les seules normes, mais par les droits dans la pratique. Ils se construisent lorsque la prévention remplace la réaction, lorsque le travail décent concurrence les économies illicites, lorsque la santé mentale est traitée comme partie intégrante de la politique publique et lorsque la participation des jeunes est contraignante plutôt que purement symbolique.
La jeunesse n'est pas un problème à gérer. Nous sommes la force de transformation qui soutient la vie communautaire et stimule le changement social.
Investir dans la jeunesse n'est pas un choix sectoriel. C'est la décision la plus stratégique pour façonner l'avenir de la Colombie et de la région.
Le moment est venu de parler ouvertement de ce plan d'action national, de poser des questions et de suivre activement sa mise en œuvre. Le programme « Jeunesse, paix et sécurité » ne sera efficace que s'il fait l'objet d'un débat public et s'accompagne d'une citoyenneté active.
Nous vous invitons à vous informer davantage sur ce processus, à suivre ses progrès et à vous engager à partir de votre position de leader, de votre organisation et de votre territoire. Ce programme a été élaboré collectivement et ne peut être maintenu que grâce à une participation civique active.
Pour en savoir plus sur leur travail:
Ces trois articles reflètent la contribution de la société civile au deuxième rapport mondial sur la jeunesse, la paix et la sécurité. S'appuyant sur les expériences vécues en Colombie et en Amérique latine, ils visent à mettre en évidence les principaux enseignements et à mettre en avant les questions urgentes afin de renforcer le programme et son impact sur la vie des jeunes. (disponible en anglais seulement.)
Pour en apprendre plus sur le processus et suivre l'élaboration du lan, vous pouvez joindre Fundación Latir, à: direccion@fundacionlatir.org, visiter leur site web Fundacion Latir ou les suivre sur les réseaux sociaux.